Kerlok est un stockage chiffré de bout en bout à divulgation nulle — zero knowledge, en anglais : le serveur ne détient jamais de quoi lire ce qu’il stocke. Cette page dit ce que fait le protocole, contre qui, ce que nous ne protégeons pas, et où en est la conformité. Elle est écrite pour votre RSSI ; l’accueil est écrit pour vous.
Votre mot de passe dérive une clé qui ne quitte jamais votre appareil. Nous stockons des fragments, des enveloppes et un vérificateur — jamais de quoi ouvrir quoi que ce soit.
Objectifs internes de conception, modélisés — non contractuels tant que le service n’est pas ouvert. Seuls les 0 € de sortie sont une promesse.
La localisation européenne répond à « qui a le droit d’accéder ». Kerlok répond à « qui peut ». Quatre propriétés, tenues ensemble et par construction.
Le juridique encadre le droit d’accès. Le chiffrement à divulgation nulle supprime la capacité — pour tout le monde, nous compris.
Vérification formelle du cœur, fuzzing continu des analyseurs, et un client qui contrôle ce que le serveur lui renvoie. La partie coûteuse — la seule qui nous distingue de ceux qui affirment la même chose.
Détruire la clé rend les données illisibles partout — sauvegardes et bandes comprises. Atomique, auditable.
Exportateurs outillés, format documenté au bit près. Le verrouillage par la facture de sortie est un modèle économique — pas le nôtre.
Les API de stockage objet du cloud public supposent un serveur qui lit : empreinte du clair renvoyée à chaque écriture, copie exécutée côté serveur, listage sur des préfixes en clair. Chacune de ces commodités réclame la donnée. Nous avons écrit KOP plutôt que de les imiter mal.
Quatre fonctions que toute offre de stockage objet du marché propose. Chacune se paie du même prix : un serveur capable de lire. Nous ne les offrons pas, pas même en option — un produit à deux modes dont un seul tient la promesse en vend deux, dont un faux.
— La première cause de fuite en cloud public est une clé permanente oubliée dans un dépôt. Ici il n’y en a aucune à oublier.
Un protocole binaire sur QUIC, une seule façon d’écrire, et la divulgation nulle comme point de départ plutôt que comme option. Le client chiffre, découpe, code ; l’edge ne reçoit que des fragments opaques.
— Spécification écrite au bit près. Analyseur fuzzé en continu, poignée de main auditée avant exposition.
Inversé, chaque étape annule la précédente. Le chiffrement précède tout traitement serveur — ce qui interdit définitivement les optimisations classiques. C’est le prix de la promesse, et nous l’assumons.
8 fragments de données, 4 de parité, ×1,5 de surcoût. Quatre pertes simultanées restent réparables ; le nettoyage continu et la réparation proactive font le reste.
La dédup inter-clients trahirait la divulgation nulle — le chiffrement convergent permet de tester la présence d’un fichier. Empreintes BLAKE3 à clé par tenant : le gain reste, la fuite disparaît.
Un système à divulgation nulle vaut exactement ce que vaut l’honnêteté de son modèle de menace. Les adversaires que l’architecture prend au sérieux — et ce qui leur est opposé.
Accès root aux serveurs, aux bases de métadonnées, aux disques.
Cible n°1 de la divulgation nulle : aucun clair possible. Zéro SSH en production, double validation, journal inaltérable.
Contrainte légale de produire les données d’un client.
Nous produisons ce que nous détenons : des blocs opaques. Structure capitalistique et gouvernance européennes.
Sert d’anciennes versions, omet des objets, montre des vues divergentes à deux clients.
Journal chaîné signé par bucket, ancrage append-only, détection de bifurcation côté client. L’attaque réaliste — celle qu’on oublie.
Collecte le chiffré aujourd’hui, le déchiffre plus tard.
X25519 + ML-KEM-768 sur tous les échanges de clés, dès la v1. Un rétrofit ne sauve pas ce qui a déjà fui.
Aucun secret permettant de déchiffrer des données client ne transite par nos serveurs. Ni en mémoire, ni en journal, ni en trace.
Aucune action d’administration sans authentification, autorisation par capacité, journalisation inaltérable — et seconde personne pour le sensible.
Un client peut vérifier, sans nous faire confiance, que ce qu’il relit est ce qu’il a écrit — rien d’omis, rien de rétrogradé.
— Tout ce qui violerait un invariant est refusé. Optimisations comprises. Demandes commerciales comprises.
Rien ici n’est réparable par de la cryptographie serveur. L’annoncer en pleine page — plutôt qu’en note de bas de page — fait partie du produit.
Pendant l’usage, la clé est en clair sur votre machine. Si elle est infectée, aucune architecture serveur n’y change quoi que ce soit.
La clé en dérive. Argon2id renchérit l’attaque, il ne l’annule pas. D’où : passphrase longue obligatoire, vérification contre les fuites, second facteur matériel.
Tailles, horodatages, motifs d’accès, adresses IP : nous les voyons. Remplissage par paliers, chemins chiffrés, index côté client — atténué, pas supprimé.
Sans clé, les données sont perdues. Pour nous aussi — c’est la conséquence directe de la promesse. Le produit rend donc la récupération difficile à rater.
Sur le web, c’est nous qui livrons le code qui manipule vos clés. Un opérateur contraint pourrait servir une version piégée à un utilisateur ciblé — et aucun chiffrement navigateur ne répare un problème situé en amont du chiffrement. Atténuations : CSP stricte sans eval, intégrité des sous-ressources, manifeste de version signé, builds reproductibles, extension de vérification d’empreinte.
Un système sans récupération n’est pas vendable à une entreprise. Trois mécanismes, choisis par vous — aucun ne nous donne de quoi remonter la chaîne.
Présentée en mots, affichée une seule fois. Elle chiffre une seconde enveloppe de la paire maîtresse — jamais stockée chez nous.
Clé + mot de passe + tous les appareils perdus = données perdues. Nous ne pouvons pas tricher pour vous.
Réparti entre les administrateurs de votre organisation. Nous ne détenons jamais de part.
Chaque reconstitution est journalisée — visible de l’utilisateur concerné.
Chaque clé de bucket est aussi chiffrée vers la clé publique de votre organisation — détenue par vous. Continuité assurée quand un salarié part.
Annoncée sans ambiguïté aux utilisateurs — sinon c’est une porte dérobée déguisée.
La paire de chaque appareil naît dans son matériel sécurisé — jamais exportable, même par un root. Enrôler exige un appareil déjà enrôlé, ou la clé de récupération.
Le serveur ne peut pas s’auto-enrôler.
Aucune certification n’est annoncée comme acquise : un auditeur certifie un système de management et des preuves, pas une architecture. Voici où nous en sommes réellement.
Des cibles internes, comptées depuis le démarrage du projet en août 2026 — aucune date n’est contractuelle. Les verrous durs sont juridiques et organisationnels, pas techniques.
« Divulgation nulle, donc conforme » est faux — un auditeur le relève en une heure. Le travail est à 70 % organisationnel : politiques écrites, analyse de risque tenue, revues de direction, continuité testée.
Alpha mono-région : KOP, client en ligne de commande, SDK de référence. Aucun outil tiers ne fonctionne — c’est le prix du protocole, et nous cherchons ceux qui trouveront les failles de son analyseur avant nos clients payants.
on lira vos rapports de bug — jamais vos données